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AIKITAISO

19 janvier 2009
Furitama par O'Sensei

Furitama par O'Sensei

A l’affiche de certains clubs  apparaissent de nouveaux intitulés de cours.

Dernièrement, le club de Chateauroux (41) et depuis peu celui de Nantes (44) ont mis en place une approche aïkitaiso.

Qu’est-ce que l’aïkitaiso ? Quel intérêt à dissocier les séances d’aïkitaiso des cours d’aïkido ?  à ma connaissance, il n’y a pas à ce jour d’aïkitaiso dans notre département, mais qui sait, peut-être bientôt ?  

 

On défini par aïkitaiso (du Japonais

= harmoniser    Ki = énergie  TAI= corps  SO = mouvement) l’ensemble du travail préliminaire à la pratique. C’est-à-dire l’échauffement, mais avant tout  le travail énergétique et de centrage. L’aikitaiso  emprunte à la fois au Tai-chi, au Zen,  au Hatha-Yoga, ainsi qu’aux mouvements  « spirituels » dévoilés par O’Sensei en lien avec Maître Kobayashi et des médecins acupuncteurs durant les dernières années  de sa vie . Certains mouvements peuvent être effectués seuls, d’autres à 2.    

 

En France,  parmi les maîtres qui ne négligent pas la transmission de l’aïkitaiso, on peut entre autres signaler Maître TAMURA, Philippe GRANGE, et Maître BLAIZE.  L’Académie Autonome d’Aïkido  ( représentée il n y a pas si longtemps de cela par Maître André COGNARD, reconnaissant envers Maître Kobayashi) dispense  un aïkitaiso un peu différent (avec plus de 200 postures et mouvements répertoriés, dont marches et méditation), mais toujours dans le même objectif : permettre de trouver un meilleur équilibre du corps comme de l’esprit.

 

Il existe une forme stricte de Maître Okomura rapportée de l’aïkikaï de Tokyo  par Philippe Grangé, et très bien détaillée dans le magazine interne à la FFAAA (n° de novembre 2001, si vous parvenez à mettre la main dessus…), très proche également de celle transmise par Gérard Blaize, mais je ne peux pas affirmer qu’elle ne soit pas différente aujourd‘hui d’une école à l’autre.  L’aïkitaiso s’est réellement enrichi au contact d’autres pratiques. 

 

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Une séance peut présenter les mouvements suivants :

D’abord des exercices respiratoires, Ensuite des exercices du corps pour faire circuler l’énergie,Puis des mouvements à 2. Je n’ai à ce jour pas trouvé de site détaillant précisément les mouvements de base, si un jour, je m’en sens le courage, je vous promets de mettre en ligne les détails. Mais attention, “c’est comme pour les bouquins, l’écrit et internet ne peuvent pas transmettre une pratique… il faut pousser la porte d’un club” (Oui c’était un message de Pub).

 

On devine tout de suite l’intérêt de proposer un temps séparé d’ aïkitaiso :

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les – Les séances peuvent être proposées à un public non concerné par l’aïkido (qui ne maîtrise pas les chûtes, qui recherche uniquement la souplesse ou l’harmonie), ce qui permet d’augmenter les inscriptions ! L’aïkitaiso peut ainsi être abordé comme une technique à part entière.

 

-         – Cette pratique ne nécessite pas de tatami, et peut être pratiquée à tout moment, même seul,

 

-        -  Pour les aïkidokas, les cours d’aïkido peuvent être précédés d’un réel temps de mise en condition (1 heure idéalement) préalable à la pratique  (trop souvent les échauffements sont bâclés et uniquement « sportifs »),

 

-         – L’aïkido doit-il se cantonner à l’étude de techniques ? l’aïkitaiso permet d’insister sur une autre dimension du Budo,

 

-         L’aïkitaiso n’est pas explicitement défini, l’appellation est non protégée : quiconque peut donc  se promulguer enseignant en aïkitaiso.

 

L’aïkitaiso permet  l’ouverture à un nouveau public et l’enrichissement de sa pratique de l’Aïkido, alors pourquoi s’en priver ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 commentaires

  1. Intéressant. Très intéressant. Très très intéressant… Je me renseignerai auprès de certains protagonistes

    Maintenant, pour les aïkidoka qui ne pourraient pas consacrer plus de temps à une autre pratique, comme l’aïkitaïso, qu’ils se rassurent. Les exercices du “Chinkon kishin no hoo” peuvent être réalisés pour les mêmes raisons décrites dans l’article. Principalement, ils préparent l’esprit à l’entrainement. Littéralement, on peut traduire par “méthode pour calmer l’âme et s’unir au divin”.

    Je pense entre parenthèses aux mandala qui auraient aussi une fonction de ce type. Le but avoués de ces derniers est de mettre en condition un individu pour une phase d’apprentissage. L’esprit est détourné des tracas et pensées parasites de la journée ou de l’instant pour une meilleure concentration et assimilation…!

    Pour revenir au Chinkon kishin no hoo, il demande une pratique systématique, dure 20 bonnes minutes par entrainement en fonction du rythme de l’instant et un intérêt plus approfondi(au moins pour l’enseignant)à propos des principes et valeurs annoncés par l’aïkido et à leur mise en application.
    Enfin, plus facile à dire qu’à faire.

    Charles Fourrier disait : “On commence par dire : cela est impossible pour se dispenser de le tenter, et cela devient impossible, en effet, parce qu’on ne le tente pas”.

    J’ai choisi…

    Damien pour Ora aïkido “Angers” – et oui, c’est de la pub ;) ))


  2. Bonjour les amis

    Bravo pour cet article qui fait découvrir une face peu abordée de l’Aïkido : l’Aïkitaïso.

    Je fais les cours dans le club de Nantes dont il est question en haut de texte. Si vous passez dans le coin, vous êtes cordialement invité à venir nous voir et pratiqer avec nous.

    Pour les infos (définition, histoire, horaires…), voici l’adresse du site :
    http://www.aikitaiso.nantes.sitew.com

    Merci, portez-vous bien.

    Régis, pour l’asso. Equilibre & Energie



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