
Le choix d’une arme en bois
11 février 2009comment choisir une arme en bois pour la pratique de l’aïkido ?
Tout d’abord, il est préférable d’éviter les armes de fabrication maison, à moins d’être professionnel du travail du bois (ou de ne travailler que des katas) : l’essence doit être impérativement en bois dur (chêne de préférence), et obtenir un grain très lisse, ce qui demande un ponçage très méticuleux. . Un Jo ne permet pas le moindre défaut de cintrage pour une pratique sérieuse. Pour avoir assisté à des bris de jo durant des séances, et vu souvent des blessures dues à des échardes, je peux vous assurer qu’il est préférable d’acquérir vos armes dans le commerce.

les dimensions standard sont les suivantes :
Jo (bâton mi-long) : diamêtre = environ 2,5 cm longueur = 128 cm poids = environ 560 g
Bo (bâton long) : diamêtre = longueur = égale à la distance sourcil/sol donc différente d’un pratiquant à l’autre.
Tanto (couteau 1 côté tranchant) : longueur = 30 cm poids = environ 140 g
certains utilisent des couteaux en caoutchouc ou PVC, malheureusement souvent trop légers.
Shoto (sabre court) : longueur = 56 à 66 cm poids = de 240g à 400g selon les modèles.
Bokken : poids = environ 560 g longueur = environ 101,5 cm
certains RYU (écoles) utilisent des bokken de longueur différente, cela varie de 97 cm à 103 cm d’un école à l’autre.

la tsuba, souvent fournie avec le Bokken, est rarement utilisée en aïkido, apparement pour ne pas prendre de mauvaises habitudes.
Chêne blanc ou chêne rouge ?
Voici une problématique proche de celle du “hakama noir ou hakama bleu ?”. Le blanc sera simplement + salissant à l’usage.
Le bois rouge est propre aux fabrications de Taïwan; mais il existe aussi de très bons bois rouges Japonais. Une arme doit toujours être fabriquée dans le sens du fil du bois et ne comporter aucun noeud.
Les armes sont vendues recouverte d’une fine couche de vernis incolore. A l’usage, il est de temps en temps nécessaire de poncer légèrement le bois (grain fin, type 240), pour le vernis, attention au choix, certains rendent l’arme rugueuse ou collante.
Le coût de l’arme varie énormément en fonction de la provenance : celles fabriquées au Japon sont plus onéreuses. Est-ce nécessairement le gage d’une meilleure qualité ?
suite à venir prochaînement…
Salut Xavier…
Pour les dimensions du Bo, il me semble qu’elles dépendent de la discipline exacte. Par exemple, on parle parfois de Shintaïdo Bo Jutsu, et la longueur du bâton atteindrait 1.80m. Cette forme aurait été créée par Aoki senseï d’après quatre kata Chinois et la forme Eïko (forme initiale du Shintaïdo).
Plus proche de l’aïkido, il existe le Masakatsu Bo Jutsu. Le diamètre semblerait être à 23-25 mm, mon idéal étant 25. Mais après tout, il s’agit de sensations très personnelles. Le repère peut effectivement être les sourcils, mais une tolérance est apparemment observée et le minimum serait au niveau de la bouche, voir un tout petit peu plus bas. Au regard de ce que je crois être juste, il ne faudrait pas aller en dessous du menton… Y a t il vraiment une règle sur ce point??? Pas si sûr. Le mieux encore est d’avoir un bâton un peu long, puis en fonction de notre aisance à travailler les kata, attendant quelques temps pour être en mesure d’en juger, on peut raccourcir l’arme.
Damien
Salut Xavier, je passais par là, félicitation pour ce blog qui vit bien on dirait.
Bravo^pour cet espace qui est à tout point remarquable. J’ai pris plaisir à me laisser porter par ton texte et tes illustrations. Belle érudition!!!
Manu
salut, est ce que celui qui porte un bâton d’environ 140cm en aikido est-il juste ou pas
Bonjour Yacine, pour un kata la longueur du jo importe moins, bien qu’il risque de “planter” au sol dans cetains mouvements ; lors d’un échange à 2, il est très important que les jo soient de longueur identique, pour un meilleur apprentissage des distances.
Originellement, le jo est une lance courte, qui était utilisée à cheval avant l’apparition des étriers (l’apparition des étriers a permis aux cavaliers d’utiliser des lances plus longues sans risque de déséquilibre ; la lance était alors maintenue au dessus de l’épaule avant d’être “lancée” (comme son nom l’indique, bien sûr). Certains affirment qu’il s’agit plutôt d’un manche d’outil agricole utilisé comme arme par des paysans, ce qui semble avoir été le cas à Okinawa.